Le Midi Libre - evénement - Le pouvoir d’achat en cote d’alerte
Logo midi libre
Edition du 25 Fevrier 2021



Le Mi-Dit

Caricature Sidou


Archives Archives

Contactez-nous Contacts




Hausse des prix des produits de large consommation
Le pouvoir d’achat en cote d’alerte
25 Fevrier 2021

La hausse des prix des produits de large consommation se poursuit, ce qui met Ă  rude Ă©preuve le pouvoir d’achat des AlgĂ©riens, dans un contexte de crise Ă©conomique sans prĂ©cĂ©dent.

L’eau minĂ©rale… la petite bouteille minĂ©rale de 50 cl qu’on achète chez l’Ă©picier du coin lorsqu’on a une petite soif, dehors. Il y a le pack de six grandes bouteilles (d’un litre et demi chacune) qu’on achète pour la consommation quotidienne familiale. Il y a quelques jours, en passant Ă  la caisse, les consommateurs ont eu la dĂ©sagrĂ©able surprise de constater une augmentation de 20 % sur leur bouteille ou pack d’eau. Une hausse qu’ils ont du mal Ă  "digĂ©rer" et Ă  comprendre surtout qu’elle vient s’ajouter Ă  la longue liste des hausses observĂ©es ces dernières semaines sur la quasi majoritĂ© des produits de large consommation tels que le lait, les huiles de table ou encore les pâtes alimentaires… Mohamed Deramchi, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agir, (Agence nationale de gestion intĂ©grĂ©e des ressources en eau), en avait fait l’annonce vers la mi-janvier : les producteurs d’eau minĂ©rale devront s’acquitter d’une redevance de 2 DA par litre, pour l’utilisation du domaine public hydraulique naturel. VoilĂ , c’est fait ! Et ces mĂŞmes producteurs n’ont pas tardĂ© Ă  rĂ©percuter cette augmentation sur les eaux minĂ©rales commercialisĂ©es. Toutes les marques sont concernĂ©es… La petite bouteille de 50 cl se vend jusqu’Ă  30 DA. Les fardeaux de 6 bouteilles d’un litre et demi passent, quant Ă  eux, de 180 Ă  200 DA et mĂŞme Ă  220 DA dans certaines superettes. La bouteille d’un litre d’eau pĂ©tillante se vend 50 DA l’unitĂ© au lieu de 40 DA.

Tout flambe Les consommateurs rencontrĂ©s dans des superettes d’Alger sont dĂ©pitĂ©s par ces hausses qu’ils n’arrivent pas Ă  expliquer. "Ces eaux proviennent de sources naturelles. Je ne comprends pas pourquoi elles coĂ»tent si cher", s’interroge une dame. Un autre client se rĂ©signe : "Je me mĂ©fie de l’eau du robinet. J’ai une peur bleue de chopper des maladies. Je continuerai donc Ă  acheter de l’eau minĂ©rale mĂŞme si je dois la payer plus cher". Un sexagĂ©naire trouve quant Ă  lui ces augmentations rĂ©voltantes : " La grande bouteille qu’on achetait 25 DA autrefois a connu une majoration de 10 DA, c’est Ă©norme et c’est rĂ©voltant. Si la qualitĂ© de l’eau du robinet Ă©tait bonne comme dans certains pays, nous n’aurions pas eu besoin de nous ruiner pour notre consommation journalière !" D’autres produits de large consommation ont connu une importante envolĂ©e ces derniers jours, Ă  l’instar des produits laitiers. Par exemple, le pack de lait d’une marque algĂ©rienne a augmentĂ© de 15 DA, passant de 85 Ă  100 DA. Les produits dĂ©rivĂ©s de cette marque comme les yaourts, crèmes desserts ou fromages-rĂ©gime ont Ă©galement fait le grand Ă©cart avec une hausse de 5 DA.

Le label Candia avait dĂ©jĂ  augmentĂ©, fin dĂ©cembre : le prix du pack de lait de 90 DA est passĂ© Ă  100 DA. Certains commerçants vĂ©reux le proposent mĂŞme Ă  110 DA, avons-nous constatĂ© durant notre tournĂ©e dans les superettes d la capitale. Ça frite pour l’huile de table Au rayon pâtes, les prix montent Ă©galement en flèche. Un paquet de 500 grammes de spaghettis, coquillettes, pennes, torsades (local) qui coĂ»tait 55 DA auparavant, se vend actuellement entre 75 et 80 DA. Une marque espagnole caracole quant Ă  elle Ă  125 DA le paquet de 500 grammes. La hausse des prix des pâtes est due principalement Ă  la dĂ©cision du gouvernement prise en septembre dernier de supprimer la subvention au blĂ© dur utilisĂ© dans la fabrication des pâtes, et au blĂ© tendr destinĂ© Ă  la fabrication du pain normal. Cette mesure, qui a Ă©tĂ© supprimĂ©e deux mois après, a obligĂ© les fabricants Ă  utiliser du blĂ© non subventionnĂ© pour fabriquer leurs pâtes.

En plus, les difficultĂ©s du groupe Benamor, qui Ă©tait le leader national des pâtes alimentaires, ont rĂ©duit l’offre sur le marchĂ©. Les dĂ©rivĂ©s des cĂ©rĂ©ales du groupe Benamor, dont les moulins rencontrent des difficultĂ©s pour s’approvisionner en blĂ©, ont quasimen disparu du marchĂ©. Toutes ces augmentations qui s’enchaĂ®nent, et qui touchent de plus en plus de produits de première nĂ©cessitĂ© mettent Ă  mal le budget des familles aux ressources modestes A cela il faut ajouter les lĂ©gumes, les fruits et les viandes dont certains n’ont en pas vu la couleur depuis très longtemps. Jusqu’Ă  quand cette inflation qui dĂ©stabilise le pouvoir d’achat des citoyens ? A l’approche du Ramadhan, la mercuriale risque de s’emballer encore plus vite.

Par : RIAD EL HADI

L'édition du jour
en PDF
Le Journal en PDF
Archives PDF

El Djadel en PDF
El-Djadel en PDF

Copyright © 2007 Midilibre. All rights reserved.Archives
Conception et réalisation Alstel